Dates importantes

1853

Le 22 décembre, l’abbé Cyprien Tanguay, curé de Rimouski de 1850 à 1859, appuyé par quelques citoyens de Rimouski, demande à Mgr Pierre-Flavien Turgeon, archevêque de Québec, l’autorisation de fonder « un collège industriel, où l’on instruira les jeunes gens au commerce, à l’agriculture, aux arts mécaniques et à la navigation ». Le même jour, on prie l’archevêque d’approuver la construction d’une nouvelle église [la future cathédrale], et de permettre que la « vieille église » devienne ultérieurement la maison d’éducation projetée.

1854

Le 7 février, Mgr Pierre-Flavien Turgeon se rend aux désirs des Rimouskois. Il approuve la fondation du Collège industriel et l’utilisation éventuelle de la vieille église une fois libre, c’est-à-dire après la construction d’un nouveau temple, dont le décret autorisant la mise en chantier sera émis le 13 avril suivant.

1858

L’administration de l’école passe du curé à la Commission scolaire de Rimouski, dont le curé demeure cependant le président. Désormais, ce seront les commissaires qui vont se charger des démarches officielles en vue de la réalisation du projet d’un collège industriel.

1862

Le 12 janvier, trois jours après la bénédiction d’une nouvelle église (la future cathédrale), la Fabrique met la sacristie de l’ancienne église à la disposition du Collège. Le 2 février suivant, les cours commencent dans ce local où l’ingéniosité à permis d’installer une salle d’étude et cinq classes. Les 104 écoliers sont vraiment coincés dans un tel réduit. Le curé est théoriquement le supérieur de la maison, mais c’est M. Georges Potvin qui en est l’âme dirigeante, qui exerce la réalité du pouvoir. Au cours de cette année scolaire, la nef de l’ancienne église, dépouillée de ses ornements décoratifs et de ses boiseries, est définitivement transformée en un collège de trois étages.

1863

En septembre, les commissaires signent une requête à l’archevêque de Québec, en vue de créer une organisation nouvelle pour la direction interne du Collège. Mgr Baillargeon détermine donc que la future corporation, qui réglera les affaires internes du Collège de Saint-Germain, sera composée du curé (de droit supérieur du Collège), du directeur, du procureur et du professeur le plus ancien. Le Collège de Rimouski était donc régulièrement constitué et reconnu officiellement par l’autorité. À la suite de demandes répétées à l’archevêque de Québec, le Collège de Rimouski recevait donc l’autorisation d’enseigner le latin. Cette nouvelle orientation devait reléguer au second plan la vocation première du collège industriel qui visait à doter Rimouski d’un centre de formation pour les jeunes gens qui se destinent au commerce, à l’agriculture, aux arts mécaniques et à la navigation.

« Le curé Cyprien Tanguay a assumé l’organisation et la direction du collège industriel et commercial pendant cinq ans, avec la collaboration de la population rimouskoise. C’était un imaginatif, un créateur, un idéaliste, qui ne s’est pas impliqué autant que ne le feront ses successeurs. Aussi peut-on constater que son œuvre ne connut pas immédiatement toute la vitalité espérée. Le curé eut-il cette vision prophétique qui lui aurait fait entrevoir les développements ultérieurs que Rimouski connaîtra au XXe siècle ? En mettant sur pied un collège industriel, érigeait-il consciemment une façade pour introduire avec habileté un collège classique en son temps ? Ses admirateurs le soutiennent avec force. »

Noël Bélanger  (« Les origines du collège-séminaire de Rimouski », La Revue d’histoire du Bas-Saint-Laurent, vol. V, juin 1978, no 2, p. 9)

1936

Pendant que le collège classique prospérait et occupait finalement toute la place, il fallut  attendre beaucoup plus tard, en 1936, pour que soit fondée à Rimouski  l’École d’arts et métiers par M. Jules A. Brillant, un industriel en vue de Rimouski. Cette maison d’enseignement destinée à former des « artisans possédant des connaissances techniques complètes pour l’exercice de leur métier » sera dirigée par une corporation distincte du Séminaire de Rimouski, « mais en collaboration intime et constante avec celui-ci ». Ce fut le véritable départ de l’institution qui devint par la suite École technique en 1948 et enfin Institut de technologie en 1957 jusqu’à sa fusion avec les autres écoles de niveau collégial pour devenir le Collège d’enseignement général et professionnel de Rimouski en 1967.

Lettre du Supérieur du Séminaire, le chanoine Lionel Roy, à M. Jules A. Brillant.

Texte de l’annonce envoyée le 26 avril 1936 aux hebdomadaires de la région.

1936

Construction du premier atelier, consacré aux travaux de menuiserie.

1937

Une nouvelle construction est ajoutée. L’équipement de l’atelier de menuiserie construit en 1936 y est transporté. Un séchoir est attaché à l’atelier. L’atelier de 1936 est transformé en atelier d’ajustage, de forge et de soudure au gaz.

1940

L’abbé Antoine Gagnon est nommé directeur de l’École d’arts et métiers en septembre. Le seuil d’admission est haussé de la sixième à la huitième année.

1940

En novembre 1940, une nouvelle construction est ajoutée. On y installe les forges et l’atelier de soudure. Cette section contient également une salle de récréation, deux classes et deux bureaux.

1941

En mai 1941, on entreprend l’édification de l’atelier des moteurs et de l’automobile. De juin à décembre de cette même année, c’est la cinquième construction qui comprend le corps principal de l’École : bureaux de l’administration, amphithéâtre, bibliothèque, salle d’étude, salles de classe, oratoire, etc.

1942

Le 15 janvier 1942 eut lieu la bénédiction de l’École par Mgr Georges Courchesne, évêque de Rimouski. Suivit alors l’ouverture officielle par le Lieutenant-Gouverneur de la province, le général Sir Eugène Fiset. Étaient présents, le premier ministre de la province, M. Adélard Godbout et plusieurs autres invités de marque. C’est à cette occasion que le co-fondateur de l’École, M. Jules-A. Brillant, reçoit sa nomination à la Chambre haute de la province.

L’École débute la formation d’artisans. Ce cours a une durée de deux ans. Ces étudiants sont admis après une septième année tandis que ceux inscrits au cours technique doivent dorénavant avoir réussi une neuvième année ou être diplômés du cours de métiers de deux ans.

1944

Les membres de la Corporation des techniciens du Québec, fondée en 1934, obtiennent l’usage exclusif du titre Technicien diplômé. Ainsi, on établit clairement une distinction entre les techniciens diplômés et les techniciens sans formation.

1948

L’École d’arts et métiers de Rimouski porte dorénavant le titre d’École technique de Rimouski. Elle est habilitée à dispenser le cours de quatre années pour l’obtention du diplôme de technicien à ses élèves finissants.

1954

En 1954, la Corporation devient officiellement la Corporation des techniciens professionnels de la province de Québec. En plus du titre Technicien diplômé, les membres peuvent utiliser le titre Technicien professionnel.

1957

Les écoles techniques de la province changent de nom ; elles deviennent des instituts de technologie. Le seuil d’admission est haussé à la réussite de la onzième année scientifique du cours secondaire et la durée du cours passe de quatre à trois ans. Les candidats qui possèdent une neuvième ou une dixième année sont cependant acceptés dans une classe préparatoire d’une année. Ces candidats doivent cependant réussir un test psychométrique d’admission.

1967

Les écoles de niveau collégial de la province fusionnent pour devenir les Collèges d’enseignement  général et professionnel (Cégep).

Les techniciens formés dans les collèges deviennent des technologues, un terme mieux adapté pour décrire la réalité de leur pratique.

1980

Après de longues années de revendications, la Corporation professionnelle fait enfin son entrée dans le système professionnel québécois et devient officiellement l’Ordre des technologues professionnels du Québec.

Dès lors, le titre de technologue en sciences appliquées et technologue professionnel de même que les initiales « T.P.» ou « T.Sc.A.» sont réservés aux membres de l’Ordre uniquement.

Site de l’Ordre des technologues professionnels du Québec (OTPQ)

Publicités